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Les Cahiers de Philéus ( 1944 - 20 ** ) agrémenté du Journal d'Alceste P***, Sans-culotte .

. Retour de Saint-Valentin.

15 Février 2012 , Rédigé par Scriblerus Publié dans #Amour

   J'ai un ami qui vient de me téléphoner, il a été victime hier d'une agression de la part d'un commando de valentinophobes.  

 

   Mon ami est un vieux beau. Il a hier passé la soirée avec trois maîtresses femmes de ses connaissances dans l'appartement de l'une d'entre elles. Elles ont réussi à l'enivrer en l'amadouant d'abord par des sensualités chavirantes, corsages dégrafés, seins libérés, jupes haut sur la cuisse.    

 

   Emoustillé, affolé, goûtant tout autant aux charmes amorcés de ses matures qu'aux liqueurs offertes, Il est tombé dans un coma semi éthylique. Elles l'ont alors hissé sur le lit, l'ont déshabillé complètement. Puis elle lui ont rasé le champ pubien, peint son organe central, et autour de ce pack de mâle anéanti lui ont noué une cravate, et glissé des pensées dans les narines. Il me dit : " J'ai l'air de quoi, j'ai la gueule de bois, je suis humilié, et je ne t'ai pas tout dit !, elles sont allées sonner chez moi, et ont dit à ma femme qui m'a attendu toute la nuit ; " Madame nous vous apportons les effets de votre mari."  

Femme éberluée. Femme bafouée. Ma femme choquée.

 

   Elle a failli tourner de l'oeil. " Maurice Il il .. il s'est noyé, il lui est arrivé quelque chose..? " " les trois bécasses se sont esclaffé. " Pour sûr qu'il lui est arrivé quelque chose. Tenez, voici donc les habits de Maurice, voici mon adresse, et voici ma clef il y a une surprise pour vous." lui a dit Mimi la plus dévergondée, la proprio de l'appart. 

 

   Ma femme a pris un taxi, est rentrée et m'a découvert nu, moitié somnolent, peint et cravaté sur le lit. Curieusement il y avait près de moi sur le drap, un martinet. Alors elle l'a saisi et comme une furie elle m'a fouetté jusqu'au sang. Et elle m' a hurlé: " Je repars avec tes fringues, débrouille-toi."

   

   Je suis retourné chez moi en jupe et talons-haut que j'ai piqués à dans la garde-robes  de Mimi. J'ai expliqué à ma femme que j'étais tombé dans un guet-apens. Il ne s'agissait que d'un apéro entre anciens collègues. Elle m'a dit " ça des collègues ! des chouettes, oui ! ça devait être des partouzes tous les jours au bureau."

 

   Je suis effondré, a t-il conclu.

 

   Et moi j'ai bien ri

 

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